Couvreur zingueur à Montpellier : gouttières et chéneaux
La zinguerie, c’est tout ce qui conduit l’eau une fois qu’elle a quitté les tuiles, et c’est le domaine du couvreur zingueur. C’est aussi la partie du toit qui casse le plus souvent, parce qu’elle est faite d’assemblages et que chaque assemblage est un point de faiblesse. Ici, on suit ce parcours ouvrage par ouvrage.
Une gouttière qui déborde n’est pas toujours une gouttière à changer. Le relevé cherche le point de rupture avant de proposer un mètre linéaire.
4,7sur 516 avis
Attestation de décennale remise avant l’ouverture du chantier
Devis écrit et ventilé par poste
Relevé sur le toit avant tout chiffrage
Ce que vous y gagnez
Quatre choses qu’un devis de zinguerie et gouttières doit vous apporter
On cherche la cause en amont, pas là où ça déborde
Une gouttière qui déverse en nappe a rarement un problème de gouttière. Une naissance obstruée, une pente perdue, un regard envasé qui refoule : le débordement se produit toujours en amont du bouchon, jamais dessus. C’est ce décalage qui fait remplacer des linéaires entiers pour rien.
Le bon matériau pour le bon endroit
Zinc, cuivre, aluminium, acier, PVC : les prix vont de un à sept au mètre linéaire, et la durée de vie ne suit pas exactement la même courbe. Le critère n’est pas le catalogue, c’est ce que la façade supporte, ce que le règlement autorise, et le linéaire déjà en place.
Le chéneau, celui qu’on ne regarde jamais
Encaissé derrière un acrotère ou entre deux toits, il est invisible depuis la rue. Un joint fatigué ou une pente perdue le fait stagner au lieu de filer, et l’eau finit par passer sous le relevé, à l’intérieur du mur. C’est l’ouvrage le plus coûteux à découvrir trop tard.
Ce que le centre ancien impose, dit avant le devis
Dans le secteur sauvegardé de Montpellier, les descentes, gouttières et chéneaux doivent être en zinc ou en cuivre non peints, les dauphins en fonte ou en pierre, et le PVC est explicitement interdit. Le parcours des descentes suit les limites du bâtiment, et les coudes dans le plan de la façade sont interdits sauf pour contourner un décor.
Dans quels cas
Trois situations qui amènent ici
Une bande sombre apparaît sur la façade, sous un raccord
Un collier descellé laisse le tuyau prendre du jeu, et le raccord s’ouvre à chaque averse forte. L’eau ne tombe plus dans la descente, elle coule derrière, contre le mur. La reprise est simple, le ravalement qui suit ne l’est pas.
Le pied de mur reste humide plusieurs jours après la pluie
Regardez le dauphin, la pièce évasée au niveau du trottoir. Elle encaisse les chocs à hauteur d’homme, se fend, se déboîte, et rend l’eau exactement là où on ne veut pas qu’elle aille.
La gouttière déborde au même endroit chaque automne
Une régularité saisonnière désigne presque toujours un encombrement, pas une rupture. Les épisodes méditerranéens apportent en quelques heures ce qu’un crachin apporte en un mois : un ouvrage à moitié bouché tient l’un et pas l’autre.
Exemples de projets
Ce que donne zinguerie et gouttières en pratique
Trois ouvrages d’évacuation, avant et après reprise, et ce qui se joue sur chacun.
Comment ça se passe
Comment se déroule une demande
Une intervention de zinguerie commence par un test à l’eau, pas par un mètre ruban.
Vous décrivez ce que vous voyez
Une tache, une gouttière qui déborde, des tuiles au sol après un coup de vent. Le formulaire suffit, il n’y a rien à diagnostiquer soi-même.
L’entreprise vous rappelle et cale la visite
Le rendez-vous se prend selon votre disponibilité et selon l’accès. En centre ancien, un accès en nacelle se réserve, ce qui pèse sur la date.
Le relevé se fait sur le toit, pas depuis le sol
Le parcours de l’eau se suit du faîtage au regard, et le point de rupture se note. C’est ce relevé qui décide de ce qui est à reprendre, et de ce qui ne l’est pas.
Le devis arrive par écrit, ligne par ligne
Installation de chantier, dépose, évacuation, fournitures, pose : chaque poste est séparé. Un devis en une ligne ne se compare à rien.
Le fil d’eau
Les points de passage que cette prestation touche
La zinguerie, c’est la seconde moitié du parcours. Ces quatre points sont ceux qu’un relevé de zinguerie contrôle systématiquement.
Le chéneau
Le chenal encaissé derrière un acrotère ou entre deux toits.
Il est invisible depuis la rue, donc jamais regardé. Un joint de zinc fatigué, une pente perdue par affaissement, et l’eau stagne au lieu de filer. Elle finit par passer sous le relevé, à l’intérieur du mur.
Ce que vous voyez d’en basUn mur qui s’humidifie par le haut, en intérieur comme en façade.
La naissance
Le trou de sortie qui fait passer l’eau de la gouttière à la descente.
C’est le goulot du parcours. Sans crapaudine, il se bouche avec une seule poignée de feuilles ; avec une crapaudine jamais retirée, il se bouche pareil. La gouttière se met alors à déborder loin de la naissance, ce qui trompe sur la cause.
Ce que vous voyez d’en basUne gouttière qui déverse en nappe alors qu’elle a l’air propre.
La descente
Le tuyau vertical qui longe la façade.
Les colliers se descellent avec le temps, le tuyau prend du jeu, et le raccord s’ouvre à chaque averse forte. L’eau ne tombe plus dans le tuyau, elle coule le long du mur, derrière.
Ce que vous voyez d’en basUne bande sombre verticale sur la façade, sous un raccord.
Le dauphin
La pièce évasée au pied de la descente, au niveau du trottoir.
Il encaisse les chocs à hauteur d’homme et se fend. Quand il est fendu ou déboîté, l’eau sort au pied du mur, exactement là où on ne veut pas qu’elle aille.
Ce que vous voyez d’en basUn pied de mur qui reste humide plusieurs jours après la pluie.
Zone d’intervention
Où l’on se déplace pour zinguerie et gouttières
La zinguerie se reprend dans toute la couronne. Les communes ci-dessous ont leur page, et le matériau autorisé n’y est pas partout le même.
Le contrôle du parcours complet, de la naissance jusqu’au regard.
Le test d’écoulement, qui montre où l’eau s’arrête réellement.
Le dégagement des naissances et la pose ou la reprise des crapaudines.
La reprise ou le remplacement du linéaire défaillant, avec le matériau adapté au règlement local.
Le contrôle des soudures et des dilatations sur un chéneau.
Ce qui ne l’est pas
Le curage du réseau enterré au-delà du regard, qui relève de l’assainissement.
La reprise de la façade marquée par une descente défectueuse.
La reprise d’une terrasse accessible à revêtement soudé.
La pose d’un système de récupération d’eau de pluie et sa cuve.
Budget
Les fourchettes relevées, et ce qui les fait bouger
C’est le poste où les sources se contredisent le plus franchement : d’un facteur deux sur le PVC et l’aluminium. Le désaccord porte sur ce que chacune met dans le prix, main-d’œuvre incluse ou non, HT ou TTC. Les deux fourchettes sont données telles quelles.
Gouttière posée, prix au mètre linéaire relevés le 5 août 2026
Matériau
abctravaux (TTC, posé)
Prix-travaux-m2 (HT, pose comprise)
PVC
15 à 30 €/ml
36 à 70 €/ml
Acier
25 à 45 €/ml
75 à 105 €/ml
Aluminium
30 à 55 €/ml
75 à 100 €/ml
Zinc
35 à 60 €/ml
42 à 85 €/ml
Cuivre
70 à 120 €/ml
120 à 245 €/ml
Sources abctravaux et Prix-travaux-m2, consultées le 5 août 2026. La reprise d’un solin se situe par ailleurs entre 15 et 70 € TTC le mètre linéaire selon le matériau, fourniture et pose comprises. Chantier chiffré après visite.
Le linéaire réel, pas la façade
Un décrochement, une lucarne, un retour d’angle ajoutent des pièces façonnées, et chaque pièce façonnée est du temps d’atelier. Deux maisons de même largeur peuvent avoir des linéaires très différents.
Le raccord avec l’existant
Reprendre une portion suppose de raccorder deux matériaux, parfois deux âges. Sur un long linéaire, un raccord partiel finit par se voir ; sur une maison basse, il passe inaperçu. Le critère est la tenue des crochets et l’état des soudures, pas l’esthétique.
La hauteur et l’accès
Une descente sur trois niveaux dans une rue étroite se reprend en nacelle, ce qui se réserve. Le coût d’accès peut dépasser celui du linéaire lui-même sur une petite intervention.
Le prix catalogue contre le chantier réel
Sur les solins, une source publie un devis réel de 20 mètres linéaires en plomb à 1 650 € TTC, dépose, pose et reprise d’étanchéité comprises, soit environ 82,50 € le mètre. Son propre prix catalogue plafonne à 70 €. L’écart d’environ 20 % est la règle, pas l’exception.
Qui intervient
Qui vient regarder votre toiture
Le façonnage du zinc se fait à l’atelier sur relevé, puis se pose. C’est la même personne qui relève et qui façonne, sinon les cotes se perdent en route.
Une entreprise de couverture par secteur, pas un panel qui se partage la même demande.
Assurance décennale en cours de validité, attestation remise avant l’ouverture du chantier.
La personne qui monte relever la toiture est celle qui la chiffre.
Un devis écrit, ventilé par lot, sans montant forfaitaire.
Ce qu’en disent les demandeurs
Ce qu’en disent les demandeurs
4,7★★★★★sur 16 avis recueillis
★★★★★
Le regard au pied de la descente était complètement envasé, et personne n’y avait jamais regardé en vingt ans. C’est ce qui expliquait l’eau qui stagnait le long du mur. Le dégagement a été fait dans la foulée du relevé, sans chantier ni échafaudage.
R. Pérols
★★★★★
Devis reçu par écrit avec l’attestation d’assurance jointe, sans que j’aie eu à la demander. C’est la première fois que ça m’arrive et ça change tout dans la comparaison avec les autres propositions que j’avais en main.
F. Villeneuve-lès-Maguelone
★★★★☆
Reprise d’une noue chargée qui refoulait à chaque forte pluie. Le travail est bien fait et le problème n’est pas revenu. Le délai entre la demande et la visite a été un peu plus long que je ne l’espérais, mais on ne m’avait promis aucune date, donc rien à reprocher.
D. Juvignac
Questions fréquentes sur zinguerie et gouttières
Peut-on poser des gouttières en PVC à Montpellier ?
Cela dépend de l’adresse. Dans le secteur sauvegardé de Montpellier, le règlement du plan de sauvegarde et de mise en valeur l’interdit explicitement : gouttières, chéneaux, descentes apparentes et dauphins en polychlorure de vinyle ou analogues y sont proscrits, au profit du zinc ou du cuivre non peints, avec des dauphins en fonte ou en pierre. Hors de ce périmètre, c’est le PLUi Climat de la métropole ou le plan local d’urbanisme de la commune qui s’applique, et le PVC y est généralement admis.
Faut-il remplacer toute la gouttière ou seulement la portion qui fuit ?
Le critère n’est pas esthétique, c’est la tenue des crochets, l’état des soudures et la pente réellement mesurée, pas celle d’origine. Sur un long linéaire, un raccord partiel finit par se voir et la portion voisine lâche souvent dans les deux ans. Sur une maison basse à linéaire court, une reprise partielle tient très bien. Le test d’écoulement fait pendant la visite tranche mieux qu’un examen à l’œil.
À quelle fréquence faut-il faire dégager ses gouttières ?
Cela dépend de l’environnement bien plus que du calendrier : un pin ou un platane au-dessus du toit change tout. Le repère utile est le passage avant la saison des épisodes méditerranéens, qui apportent en une à vingt-quatre heures de très fortes précipitations. Un ouvrage à moitié encombré tient une pluie ordinaire et déborde sur un épisode.
Le dégorgement des gouttières est-il à la charge du locataire ?
Oui. Le décret du 26 août 1987 range le dégorgement des conduits d’évacuation des eaux pluviales, gouttières, chéneaux et descentes, ainsi que le démoussage des terrasses, dans les réparations locatives, sur les parties extérieures dont le locataire a l’usage exclusif. En revanche, la rénovation de la couverture elle-même n’est pas une réparation locative : elle reste au propriétaire.